Il s’agit d’un dispositif d’apprentissage et d’enseignement de l’orthographe d’un mode nouveau. Il permet de mettre en relation des classes francophones, via le réseau TWITTER, pour faire des dictées négociées.
COMMENT CELA FONCTIONNE-T-IL ?
Après inscription dans une base commune, les classes sont appariées par niveau d’âge. Chaque classe travaillera donc avec une classe-miroir.
Les deux enseignants entrent en contact et s’accordent sur les points qui devront apparaître dans les dictées proposées (temps utilisé, règles orthographiques,…). Ils préparent un court texte (280 caractères maximum) qui tiendra compte de ces critères.
La dictée est d’abord faite individuellement, puis par groupe. Au final, chaque groupe envoie sa dictée à son groupe-miroir en utilisant TWITTER. Le groupe-correcteur corrige la dictée reçue et produit des TWOUTILS (qui sont des petites règles d’orthographe en 140 caractères qui nous permet d’éviter ou de corriger une erreur d’orthographe) qui sont envoyés au groupe-miroir. Ce groupe-miroir corrige son texte en tenant compte des Twoutils fournis.
En dernier lieu, la dictée est refaite une dernière fois individuellement.
EN CONCLUSION
Dans ce dispositif, 90% du travail s’effectue encore avec un papier et un crayon. Twitter n’intervient que lors de l’envoi des dictées finalisées et des Twoutils.
L’originalité du dispositif réside dans le fait de mettre chaque élève à la fois en position de producteur et de correcteur. Il est engagé dans une démarche réflexive et collaborative autour du renforcement de ses propres stratégies orthographiques.
Les contacts pris dans le cadre de la TWICTÉE débordent très souvent de ce cadre et débouchent ensuite sur une correspondance scolaire.
Reproduction d’un cerveau en pâte à modeler (avec ses deux lobes)
La classe de Grande section de maternelle de Mme Fournier à Miserey dans le Doubs participe cette année aux « SAVANTURIERS« . Ce projet scientifique se déroule pendant toute l’année scolaire.
Lors de l’inscription, la classe a sélectionné un thème de travail, le CERVEAU, parmi les onze qui leur étaient proposés.
Chaque classe est suivie par un mentor (référent scientifique pour l’enseignant et aussi pour les élèves) qui répond aux questions de la classe et éventuellement de l’enseignante.
L’enseignante a établi elle-même sa progression. Elle a choisi les thématiques à travailler (les 5 sens, les émotions et le sommeil) en engageant ses élèves dans une démarche expérimentale.
Les résultats des expériences de la classe sont publiés sur un BLOGouvert par les Savanturiers. Ils sont consultables ICI. Ils le sont aussi sur le BLOG DE L’ÉCOLE que les parents visitent régulièrement.
enfin, la classe de Grande Section dispose d’un compte Twittersur lequel sont montrées les expériences réalisées.
@gsMiserey#savanturiers on étudie le corps humain et plus particulièrement la bouche. Création d’un livre numérique reprenant les différents termes rencontrés après avoir observé des bouches grâce à la caméra Hue pic.twitter.com/MGyu1JZfY0
QUELS OUTILS NUMÉRIQUES SONT UTILISÉS ET DANS QUEL BUT ?
Ils sont toujours au service des apprentissages et de la communication.
Cliquez sur l’image pour accéder au livre numérique.
Book Creator en ligne a permis de créer un livre numérique dans lequel sont compilés des textes, des images, des vidéos et des sons. Les élèves, en s’y enregistrant, rendent compte de ce qu’ils ont découvert tout en travaillant l’expression orale.
La classe dispose aussi d’un visualiseur HUE qui, relié à un PC et à un vidéoprojecteur, permet d’observer et de vérifier les hypothèses émises par les élèves.
Les élèves observent les papilles, la luette, les amygdales,…
Si ces outils apportent une réelle valeur ajoutée à l’enseignement, leur utilisation ne constitue pas l’essentiel du temps passé en classe. Elle est complémentaire des activités traditionnelles.
Reproduction d’un cerveau (avec ses deux lobes) en pâte à modeler
Les enseignants de l’école maternelle Cologne située en REP+ à Besançon, utilisent les tablettes tactiles pour travailler le langage oral avec leurs élèves. Chacun d’entre eux possède un ipad sur lequel a été installé l’application BOOK CREATOR.
En partant d’un support de langage (album, activité de psychomotricité ou sortie), la classe construit un livre numérique sur les pages duquel des pastilles audio, réalisées par les élèves, sont ajoutées.
UN EXEMPLE : LA VISITE AU MARCHÉ DES PS/MS
Après la visite, un groupe de 4 à 7 élèves est réuni pour commenter les photos qui ont été prises. On travaille dans ce cas essentiellement le langage d’évocation, un champ lexical spécifique auquel l’enseignante adjoint quelques tournures syntaxiques simples (ici on retrouve « il y a », « on voit » et « voici »).
Cliquez sur l’image pour accéder au livre numérique.
En préalable de l’activité, l’enseignante dit explicitement ce que l’on va faire : parler.
Puis elle présente une image aux élèves et ceux-ci font des propositions de commentaires. Alors un premier élève prend la parole et s’enregistre. Puis le groupe écoute la production et donne son avis. Il n’y a pas de jugement :on comprend ou on ne comprend pas. Si le groupe constate que l’on ne comprend pas les propos de l’orateur, celui-ci peut recommencer et tenter de s’améliorer. Ces interactions sont bien entendu régulées par l’enseignant, qui fournit aussi un étayage constant.
Lorsque cette activité est installée comme un rituel et que les enfants en connaissent les enjeux, ceux-ci sont très impliqués. Ils ont envie de participer en faisant des propositions, envie aussi de parler correctement et de s’enregistrer. Les petits parleurs ne le restent pas longtemps.
Les plus petits ne comprennent pas immédiatement que ce livre numérique, disponible en ligne sera consultable à la maison, en famille. Lorsque cette dimension est intégrée, chacun semble encore plus engagé par l’enjeu affectif de reconnaissance de soi.