Archives de catégorie : Législation et identité numérique

Être citoyen dans la société numérique

Dans ce monde numérique qui se transforme très vite, ce guide réalisé par les Ceméa et Savoir*Devenir propose à chacune et chacun quelques grands repères qui lui permettent de se situer et de prendre pleinement sa place de citoyen.
Ce document est la résultante de la tentative de dessiner une vision globale de ce qui caractérise cette société dite de l’information et du numérique, d’en mesurer les transformations profondes et d’identifier les résistances ou mises à distance nécessaires pour la maîtriser.
Jeunes et adultes, nous sommes tous concernés !

Pour télécharger le guide sur  Yakamédia, banque de données numériques des Ceméa

Charte départementale des usages du numérique

Le groupe des animateurs TICE du Doubs a rédigé, il y a quelques années, une charte des usages du numérique dans les écoles. Elle voudrait concerner les enseignants et leurs élèves.

Le document tient en une page. Il est fourni au format traitement de texte, afin de permettre d’éventuelles adaptations.

Téléchargement

Charte informatique
Nom du fichier : charte-informatique_doubs_revision2013.doc (21 KB)
Légende : Charte informatique

Recommandations face aux écrans

Étude de l’académie des sciences

Les écrans font partie intégrante du quotidien des enfants. L’académie des Sciences a étudié en 2013 la relation qu’ils pouvaient avoir avec les écrans : le bilan est globalement positif. Cependant, des recommandations ont été proposées par le professeur Tisseron, qui insiste sur quatre grands axes :

1. Considérer les enfants comme des partenaires et pas seulement comme des êtres à protéger : les inviter très tôt à créer, comprendre et participer ;
2. Leur apprendre l’autorégulation ;
3. Faire alterner intelligence spatialisée et narrative, en variant les stimulations (livre, écrans…) et en faisant raconter les expériences d’écrans ;
4. Valoriser les pratiques numériques créatrices et socialisantes.

La règle du 3-6-9-12

Ainsi, le professeur Tisseron recommande d’utiliser la règle du 3-6-9-12

Conseil n°1 : pas de télévision avant 3 ans, avec discernement après 3 ans.
Conseil n°2 : pas de console de jeu personnelle avant 6 ans pour favoriser la créativité.
Conseil n°3 : Internet accompagné à partir de 9 ans pour préserver son enfant.
Conseil n°4 : Internet seul à partir de 12 ans avec prudence.

Plus d’information sur : http://www.enssib.fr/bibliotheque-numerique/documents/60271-l-enfant-et-les-ecrans.pdf  (page 75)

Cette règle a fait l’objet d’une affiche proposée en Belgique et en France en 2013 :

 

À l’école primaire

À l’école primaire, les élèves doivent apprendre à utiliser les outils numériques, mais avec une certaine sécurité. Des échanges en classe concernant l’addiction aux écrans (télévision, ordinateur, tablette, smartphone, etc.) doivent avoir lieu afin que ceux-ci en comprennent les dangers.

Protection

Pour prévenir tout danger provenant d’internet, il est important que les outils à disposition des élèves soient protégés par :

a. Une solution antivirus

Deux solutions sont mises à disposition : Kaspersky ou Avast.
Voici un tutoriel qui peut vous accompagner pour l’installation :
Tutoriel pour les antivirus

b. L’utilisation du proxy académique

Une demande d’identifiants via le portail Pratic+ doit être établie. Une fois ces identifiants reçus, une manipulation sera à réaliser sur chaque navigateur afin d’activer ce proxy.

Plus d’informations sont disponibles sur cet article :
Tutoriel pour le proxy académique

c. L’utilisation d’un moteur de recherche sécurisé

« Qwantjunior » est un moteur de recherche bien plus sécurisé que ceux qui sont généralement utilisés (Google, Yahoo, etc.). Il a été développé en lien avec le ministère de l’Éducation Nationale. Bien entendu, aucun moteur de recherche n’est actuellement fiable à 100%, il conviendra à l’enseignant de tester en amont chaque résultat de recherche. Cependant, Qwantjunior apparaît comme le moteur le plus sécurisé à l’heure actuelle.
Tutoriel pour l’utilisation des moteurs de recherche

Usage de l’internet dans le cadre pédagogique et protection des mineurs

Les déploiements d’accès généralisés à l’internet dans les établissements et écoles ne peuvent s’effectuer qu’en prenant en compte les besoins des enseignants et des équipes éducatives de disposer d’outils leur permettant de sélectionner ou de contrôler l’information mise à disposition des élèves.

CIRCULAIRE N°2004-035 DU 18-2-2004

Il s’agit donc de veiller à disposer d’un système de filtrage et de contrôle des accès à internet. Ce peut être fait par l’intermédiaire d’un équipement matériel, ou logiciel.

Certaines écoles du département disposent d’un équipement centralisé, filtrant les recherches, le plus souvent en lien avec des « listes noires » (l’Académie de Toulouse dispose d’une liste référence en la matière et régulièrement mise à jour).

D’autres utilisent un dispositif proposé par l’Académie de Besançon, le « proxy académique », à mettre en place sur chaque poste. Un pas-à-pas sur l’utilisation de cet outil vous est proposé ci-dessous :

Sécuriser un navigateur internet avec le proxy académique
Nom du fichier : proxy-ecole_2015-11.pdf (224 KB)
Légende : Sécuriser un navigateur internet avec le proxy académique

Vous trouverez également sur Eduscol un guide complet sur le sujet : nécessité du contrôle d’internet pour les mineurs,  moyens techniques à mettre en œuvre, architectures proposées solutions logicielles, fonctionnement d’une liste noire…

En tout état de cause, les directeurs d’école doivent s’informer sur le sujet et agir, en lien avec la collectivité territoriale compétente si nécessaire, pour que les mineurs soient protégés dans le cadre de l’usage d’internet en classe.

Les équipes de circonscription peuvent vous aider à déterminer la solution la plus adaptée en fonction de la situation de votre école.

 

Droit d’auteur – Les licences Creative commons

Vous trouverez dans cette article 2 vidéos explicatives à propos des licences Creative Commons.

  • La première est le fruit d’un partenariat entre le Ministère de la communication et de la culture et Creative Commons France. En deux minutes, vous aurez les informations principales sur le fonctionnement de ces licences, et leur intérêt.

Ministère français de la Culture et de la Communication – Creative Commons France from Atelier FP7 on Vimeo.

  • La seconde expose le principe des licences Creative Commons et leur fonctionnement, de façon un peu plus détaillée, au travers d’un exemple concret.

Pour créer une licence Creative Commons en une minute, cliquez sur CE LIEN.

Droit à l’image, droit d’auteur

DROIT A L’IMAGE (et enregistrement de la voix)

Le « droit à l’image » (ou plus exactement le droit à la protection de son image) comporte donc deux volets distincts :

  • Le droit d’autoriser ou non à être photographié ou filmé selon un cadrage qui permet d’être identifié sans trop de difficulté (on est clairement reconnaissable sur la photographie ou dans le film)
  • Le droit d’autoriser une utilisation distincte des images ainsi obtenues, qu’il s’agisse d’images fixes ou animées, et ce quel que soit le support utilisé, y compris le réseau internet.
  • Il appartient à celui qui prend une photographie ou qui reproduit une image de prouver qu’il a été autorisé à le faire. Il est donc vivement conseillé, surtout en l’absence d’urgence, de solliciter un consentement écrit.
  • Ces principes s’appliquent aussi aux enregistrements de la voix (audios) ou captations audiovisuelles.
Vous pouvez vous reporter à cet article, pour télécharger un modèle d’autorisation et de prise de vue.

DROIT D’AUTEUR

Concernant l’utilisation d’œuvres dont les auteurs sont extérieurs à la classe :

Quels sont les aspects juridiques à respecter lors de l’intégration d’une partie d’un document d’un autre auteur ?

Il existe 4 conditions à remplir simultanément :

  • N’utiliser qu’un court extrait du texte.
  • Citer les références de cet extrait (auteur, titre de la publication, éditeur et année, pages, adresse du site,…) ,
  • Rendre l’extrait cité visible en le mettant par exemple en « italique« .
  • Insérer l’extrait dans un autre ensemble à visée exclusivement pédagogique ou scientifique.

Quels sont les aspects juridiques à respecter lors de l’intégration d’un document dans sa globalité ?

  • Il faut se référer aux indications d’usage associées à ce document et les respecter.
  • A défaut, il faut effectuer une demande d’autorisation d’utilisation par écrit (papier ou courriel) à l’auteur ou aux titulaires des droits (éditeurs, producteurs, diffuseur), en indiquant précisément la ressource concernée, les finalités d’usage envisagées et demander une réponse écrite.

Concernant les travaux des élèves :

  • L’enseignant, l’établissement ou l’institution scolaire qui désire publier des travaux d’élèves sur un site Internet, un blog (ou sur tout autre support en accès restreint ou non) doit obtenir l’autorisation écrite de l’élève-auteur (même mineur) et de ses représentants légaux (parents ou tuteur de l’enfant mineur).
  • Si l’œuvre a été créée par plusieurs élèves avec ou sans leur professeur, elle sera alors qualifiée de « collaboration ». L’œuvre de collaboration, faite en concertation entre plusieurs personnes, est leur propriété. L’autorisation permettant son exploitation devra se faire à l’unanimité.

Pour aller plus loin

Eduscol :