Archives de catégorie : Intégrer des outils numériques

Utilisation des QR Codes en classe

 Qu‘est-ce qu’un QR Code ?

Littéralement, QR Code signifie  Quick Response Code.

Il s’agit d’un petit pictogramme carré et pixellisé qui, une fois flashé à l’aide d’un smartphone ou d’une tablette, donne accès à des contenus hébergés sur Internet. Ces contenus peuvent donc prendre la forme de textes, de sons, d’images ou de vidéos produits par d’autres ou par les élèves d’une classe.

Mais plus qu’un lien internet (URL), un QR Code peut aussi donner accès à du texte brut (jusqu’à 4 200 caractères),  à un code Wifi pour s’y connecter, à un événement placé dans un calendrier pour l’ajouter automatiquement dans votre agenda électronique personnel, ….

Les QR Codes en classe ?

  • EN MATERNELLE :

Chaque élève peut rapidement retrouver l’ensemble des enregistrements effectués en classe (par lui ou d’autres élèves) grâce à des QR Codes placés dans son cahier de vie.

Il a aussi la possibilité d’écouter une histoire enregistrée (par l’enseignant par exemple) autant de fois qu’il le désire. Cela lui permet de mieux comprendre les récits en personnalisant leur écoute.

Des QR Codes présents dans le cahier de vie, peuvent constituer un moyen de donner  à voir aux parents les apprentissages fondamentaux qui sont réalisées en classe, à condition que le fichier son qu’ils écoutent ou que la vidéo qu’ils regardent soient déposés sur le blog de l’école.

  • EN  ÉLÉMENTAIRE :

Les QR Codes peuvent être utilisés pour fournir des aides, des tutoriels, des corrections d’exercices (sous forme de textes, de sons, de vidéos), des ressources complémentaires suite à une leçon, pour promouvoir un événement, pour mettre en valeur des travaux d’élèves, pour donner des informations supplémentaires sur une œuvre ou pour consulter des avis de lecteurs.

Avis de lecteurs sur le livre "Un tueur à ma porte"
Avis de lecteurs sur le livre « Un tueur à ma porte »

Les ressources consultées peuvent être l’œuvre de tiers-personnes mais elles peuvent aussi être créées par les élèves. En amenant les élèves à produire et à publier des textes, on vise ainsi un des objectifs principaux de l’école primaire.

Créer  un itinéraire guidé,  jalonné de QR Codes renvoyant à des productions réalisées par la classe, peut constituer une autre utilisation.  Dans la même veine, on peut constituer un parcours d’orientation au long duquel les élèves glaneront des informations à chaque arrêt.

Enfin,  les QR Codes permettent de réaliser une visite virtuelle d’un lieu étudié en donnant un accès rapide à des photographies prises à différentes époques, à des plans, des cartes ou à des images satellitaires.

Pour consulter un exemple de visite virtuelle d’un quartier de Besançon  cliquez  ICI (ou sur l’image ci-dessous).

Celle-ci a été mise en place dans le cadre d’une séance de géographie et était accompagnée d’un questionnaire. 

Le Faubourg Rivotte vers 1905 (vue depuis la porte taillée)
Le Faubourg Rivotte vers 1905 (vue depuis la porte taillée)

Comment créer un QR Code ?

Sur Internet les possibilités de créer un QR  Code sont nombreuses et faciles à trouver à l’aide d’un moteur de recherche.

Le site Unitag permet, par exemple, en une ou deux minutes d’en générer un, de le télécharger et même de l’imprimer.

Utilisation pédagogique d’un TNI ou d’un VPI

  • TNI : tableau numérique interactif
  • VPI : vidéoprojecteur interactif
  • 2 outils pour les mêmes usages pédagogiques

Le vidéoprojecteur permet au tableau de devenir votre écran d’ordinateur et d’y afficher :

  • vos fichiers texte (tableur, présentation…)
  • vos fichiers image (ou un fichier PDF)
  • vos vidéos
  • une page html (page internet)

Le VPI ou le TNI n’est pas uniquement un outil de projection. Le stylet devient la fusion entre la craie du tableau et la souris de l’ordinateur. Il permet d’écrire, de tracer mais aussi de cliquer, de valider,…Avec cet outil de nouvelles actions deviennent possibles au tableau :

  • glisser-déposer : faire correspondre un item avec un autre :
  • classer des items, ordonnancement
  • capturer : copier/coller des informations
  • mettre en évidence/cacher
  • zoomer sur une portion du tableau
  • ajouter du surlignage
  • effet de spot sur une partie de l’écran
  • annoter et modifier du texte, des images
  • stocker : garder en mémoire des pages-écran, afin de les modifier ultérieurement
  • naviguer entre documents

Pour des collègues venant d’être équipés, une progression pour une prise en main rapide et une utilisation dans les activités de classe.


1) Un outil simple d’annotation à utiliser dans un certain nombre de situations pédagogiques : POINTOFIX. Ce premier pas avec cet outil d’annotation facilite l’interaction dans le travail en cours et encourage les échanges entre le maître et les élèves ou entre élèves. L’effet de captation opère et les possibilités d’utilisation augmentent… (des exemples sur la vidéo)

téléchargement du logiciel (version portable)


2) Des outils interactifs à télécharger, qui peuvent accompagner une séance : des applications Flash pour TNI

un exemple : une horloge interactive

Certains de ces outils sont paramétrables (avec ses propres textes, ses bornages…)

autres applications découvrir et à télécharger ici


3) Le logiciel OpenSankoré

Lorsque l’on est à l’aise avec le stylet et sa boite à outils, on peut commencer à construire des scénarios en utilisant des logiciels particuliers.

Chaque tableau est livré avec un logiciel d’exploitation spécifique au constructeur. Problème : chaque logiciel possède son format de travail qui n’est pas lisible avec un autre appareil.

Nous préconisons l’utilisation du logiciel OpenSankoré, logiciel libre et gratuit, fonctionnant avec tous types de tableau. Son développement est supporté par le réseau Canopé.

Important : un enseignant utilisant ce logiciel pourra donc réinvestir ses productions s’il vient à changer d’école ou de matériel.

Vidéo qui donne quelques exemples du potentiel d’OpenSankoré :

Téléchargement du logiciel : OpenSankoré

 ePrim Sankoré : des scénarios partagés

tutoriels vidéos de prise en main

Remonter le temps avec l’IGN

L’Institut national de l’information géographique (IGN) propose un nouveau service qui peut vous être utile  pour une activité en histoire/géographie. Ce site internet permet de visualiser et surtout de comparer des cartes et/ou des photos aériennes.

Cartes anciennes
  • Carte de Cassini (18ème siècle),
  • Carte de l’Etat-Major (1825-1866),
  • Carte IGN 1 : 50 000 (1950),
  • Photos aériennes historiques (1950-1965)
Cartes d’aujourd’hui
  • Carte IGN
  • Photos aériennes actuelles

Accéder au  site internet

remonterletempsun exemple en image

Tutoriel pour connaître les principales fonctionnalités du site « Remonter le temps – IGN ».


Mener une recherche d’informations en ligne efficace avec sa classe

Internet prend une place grandissante dans la vie quotidienne de chacun. Aujourd’hui, il est fréquemment utilisé pour réserver un voyage, pour lire ses courriels ou pour payer ses impôts, mais aussi et de plus en plus fréquemment, pour trouver la réponse à une question que l’on se pose.

La recherche d’informations en ligne nécessite d’avoir acquis une série de compétences traditionnellement liées à la lecture, mais aussi des compétences spécifiques rattachées à la lecture de documents non-linéaires. On peut citer :

  • Le développement de la lecture sélective
  • Le repérage d’indices méta-textuels et hypertextuels (titres, mots-clés, choix du lien sur lequel cliquer, identification des menus
  • Le tri et la réécriture des informations collectées

Toutefois, celle-ci est très peu pratiquée en classe et essentiellement au cycle 3. Les enseignants redoutent généralement des problèmes de maîtrise de la lecture et de tri des informations.

A l’école élémentaire, il s’agira donc non pas d’envoyer les élèves sur un moteur de recherche (de type Google) pour effectuer une recherche libre, mais plutôt de les outiller  avec des procédures et des stratégies qui vont leur permettre d’accéder aux réponses qu’ils cherchent.

HUIT  RECOMMANDATIONS   POUR   RÉUSSIR   SA   RECHERCHE EN   LIGNE

 1 – Préparer le questionnaire. Vérifier la présence des réponses.  Éviter les questions induisant des réponses vagues. L’enseignant préparera un (ou plusieurs) questionnaire (s) et s’assurera que les réponses aux questions posées sont bien présentes sur les supports numériques sélectionnés (sites internet).  En fonction du nombre de questions à traiter, les questionnaires distribués aux différents groupes pourront être identiques, partiellement ou totalement différents.

questionnaires

2 – Les élèves ont réfléchi préalablement sur l’information demandée. Préalablement à la recherche, une réflexion sur les informations demandées est nécessaire. Une discussion collective (ou par atelier) permettra de préciser et d’éclaircir la nature et le  contenu des renseignements à trouver. Ce moment sera aussi une occasion de définir ce que sont des indices « métatextuels » (titre, intertitres, table des matières ou menu hypertexte,…) et d’apprendre à se servir d’eux pour parvenir aux informations requises.

3 – Se centrer sur les contenus plutôt que sur les outils.

4 – Fournir, si nécessaire, aux élèves, des fiches d’aides détaillant les procédures  à  effectuer avec  l’ordinateur.

5 – Faire travailler les élèves en binômes. Lors d’une recherche d’informations, la charge cognitive est souvent très lourde à gérer pour un enfant seul (assurer la navigation, rechercher les indices métatextuels permettant d’accéder aux informations, les lire puis les traiter pour répondre à la question posée,…). On privilégiera alors une organisation où les élèves sont regroupés en binômes pour effectuer leur recherche. Celle-ci favorise l’entraide et la mutualisation au sein et entre les binômes. Cette organisation pourra évoluer avec le temps lorsque l’exercice sera mieux maîtrisé.

6 – Réduire le nombre de liens à disposition des enfants. Le nombre des sites internet à consulter a été volontairement restreint (3 ou 4 maximum présélectionnés par l’enseignant), pour éviter aux élèves une navigation sur le vaste Web, trop gourmande en temps, risquée et au final peu constructive, parce qu’éloignée des objectifs fondamentaux de la recherche. Dans cette même logique, pour éviter aux enfants de saisir des URL – adresses Internet – parfois complexes, on pourra leur fournir un portail d’hyperliens – sous la forme d’une page de traitement de texte – donnant accès d’un simple clic au site demandé.

portail

7 – Prévoir éventuellement une organisation par ateliers. Donner des consignes de lecture et de temps. L’organisation de classe est pensée en fonction des ordinateurs disponibles. On  privilégiera, si la situation le nécessite, une organisation par ateliers tournants disposés sur un ou plusieurs jours de la semaine, sur le modèle de la Maternelle. Certains groupes travaillant ainsi en autonomie, cela implique que les consignes de lecture, de recherche (pour que les élèves ne naviguent pas trop vite, sans réellement lire les pages,…) et les indications de temps ont été clairement données au préalable, mais aussi que la place du maître  est connue de tous.

8 – Adjoindre un temps de synthèse collective à la recherche. La recherche se terminera par un temps de synthèse collective (ou par atelier) qui permettra de mettre en commun les informations recueillies et surtout de mettre en lumière les procédures mises en œuvre par certains élèves pour y parvenir.

ET APRÈS  ?

La recherche d’informations s’inscrit généralement en amont d’un travail thématique ou d’un projet qui sera ultérieurement publié sur un support donné, comme par exemple un blog.

Lorsque les informations recherchées auront été collectées, l’essentiel du travail se déroulera lors de la phase d’écriture où il s’agira pour les élèves de  trier ces données recueillies, de les compiler et de les synthétiser, donc de les réécrire.

Des outils numériques pour enseigner la géographie

La géographie, outre qu’elle permet l’étude des différents milieux physiques présents à la surface de la Terre,  est d’abord une science sociale (ou humaine) qui étudie :

  • comment les hommes vivent dans l’espace dont ils disposent.
  • comment ils ont (ou vont) organisé et aménagé cet espace.

En classe, l’étude d’un espace sera structurée autour de 5 verbes :

SITUER, DÉCRIREREPRÉSENTEREXPLIQUER ET COMPARER

UNE SCIENCE DU PAYSAGE

La géographie est surtout une science des paysages. On appréhende la nature, par son biais, non pour elle-même mais du point de vue humain.

Le paysage n’est donc pas à étudier en soi mais pour ce qu’il révèle de signes sociaux, d’organisations voulues par les sociétés elles-mêmes. On fait une description explicative de toutes ces traces inscrites au sol, qui sont des traces humaines et donc porteuses de sens.

L’APPORT DES OUTILS NUMÉRIQUES

Le premier outil indispensable pour mener à bien une séance de géographie est bien entendu le vidéoprojecteur. Celui-ci permettra de visionner collectivement des cartes de différentes échelles (Situer) ou des paysages.

Pour réaliser un croquis de paysage, on couplera ce vidéoprojecteur avec un logiciel permettant d’annoter ou de dessiner sur l’image comme Point to fix ou un logiciel de TNI comme Open Sankoré (Décrire, Représenter). Tous les deux sont gratuits et téléchargeables en ligne.

CROQUIS

L’espace est un concept clé en géographie. Son étude évolue en passant progressivement d’un espace vécu, connu de l’enfant à un espace beaucoup plus large et donc représenté. Ces changements d’échelles sont relativement faciles à effectuer en utilisant des applications en ligne comme Google Maps , Bing Cartes ou MapMaker Interactive.

En utilisant la fonction Streetview dans Google Maps (ou Streetside dans Bing Cartes), on peut naviguer de plein pied dans un espace choisi  avec une vision à 360°. On peut ainsi voir en détails les unités paysagères présentes sur la carte.

EDUGEO (disponible sur PC ou tablette) permet aussi de naviguer dans la carte. Il comprend des fonctionnalités supplémentaires comme le fait de pouvoir dessiner sur la carte ou d’y ajouter différents calques  par défaut (cartes anciennes, plan cadastraux,….) pour, par exemple, rendre compte de l’évolution d’un lieu en le comparant à différentes époques.

Un autre site de l’IGN, REMONTER LE TEMPS,  donne à voir l’évolution d’un lieu dans le temps en permettant d’afficher deux cartes ou vues aériennes d’époques différentes.

remonter

Pour expliquer l’organisation d’un espace, on s’appuiera sur des données complémentaires (graphiques, tableaux, infographies,….).  Plusieurs sites permettent d’accéder à une multitude d’informations. C’est le cas de l’INSEE ou de KNOEMA.

Enfin, la carte mentale se révélera un outil  précieux  à adjoindre au résumé. Elle permettra de donner une vision globale, arborescente et thématique d’un espace.


Géographie – Cliquez sur les symboles au bas de la carte mentale pour y naviguer ou l’agrandir.

UN AUTRE OUTIL COLLABORATIF : OSM

Comme son nom ne l’indique pas, OpenStreetMap ou OSM est un projet francophone qui a pour but de cartographier le monde. Fondé sur le principe de la licence libre, il permet à chacun de voir, mais aussi de modifier et d’utiliser les données géographiques concernant n’importe quel endroit du monde pour peu qu’elles aient été déposées sur OSM et qu’elles soient actualisées.

Vous trouverez ICI un lien vers article relatant l’utilisation d’OSM par une classe de Gironde dans le cadre d’un projet pédagogique combinant la création de Haikus, l’utilisation de Babytwit et la cartographie d’un quartier.

Faire de la géométrie dynamique avec TRACENPOCHE

Qu’est-ce que la géométrie dynamique ?

Ce terme désigne un espace géométrique dans lequel les objets construits peuvent être manipulés et déplacés sans perdre les propriétés qui leur ont été attribuées.

Si un objet conserve ses propriétés et sa forme lorsqu’on le déplace, alors sa construction est correcte.  Dans le cas contraire, la construction est incorrecte.

Dans la vidéo ci-dessous, les trois figures semblent être des carrés, mais seule l’une d’entre elles en possède les propriétés  (4 côtés égaux et 4 angles droits).

Le contrat didactique en géométrie

Lors des séances de géométrie « traditionnelle », il y a souvent des divergences sur le contrat didactique entre les différentes visions.

  • Celle de l’enseignant, qui attend implicitement une utilisation des instruments conforme à ses attentes.
  • Celle de l’élève qui se limite trop souvent à une approche perceptive de la  géométrie. Seul le résultat final visible compte. Peu importe qu’une figure ait été dotée ou non des propriétés qui lui sont propres, pourvu qu’elle en ait l’apparence. Peu importe qu’un instrument ne soit pas utilisé comme il le devrait, pourvu que le résultat obtenu ait l’apparence de celui recherché.

Quelques pistes d’activités

  • Reproduire un objet géométrique d’après modèle ou d’après un plan de construction.

La reproduction suppose une attitude active qui ne se cantonne pas à une stricte imitation. Il faut savoir analyser la figure à reproduire avant d’en déduire une chronologie de construction.  Cela débutera par une déconstruction de l’objet avec repérage de figures géométriques simples et de propriétés.

A cette phase de déconstruction succèdera une phase de  reconstruction de l’objet en établissant une chronologie même intuitive.

tracenpoche

  • Décrire un objet géométrique.

Ces phases de déconstruction et de reconstruction seront aussi l’occasion d’effectuer un travail de description reposant sur une nécessaire précision du langage. L’utilisation d’un logiciel de géométrie dynamique nécessite une connaissance rigoureuse du vocabulaire géométrique au risque de ne pouvoir réaliser correctement les actions désirées.

  • Créer le plan de construction d’une figure géométrique.
  • Terminer, compléter une figure géométrique.

La valeur ajoutée de la géométrie dynamique

La géométrie dynamique favorise une pédagogie active de recherche de solutions dans laquelle l’erreur est constructive. Les élèves, généralement regroupés par binômes s’auto-évaluent et s’auto-régulent, font, défont, recommencent autant de fois qu’ils le désirent. L’aide entre groupes fonctionne naturellement et doit même être favorisée par l’enseignant.

La phase de tracé est allégée par rapport au travail sur feuille, ce qui libère chez les élèves de la capacité intellectuelle pour l’analyse et la construction.

Puisque dans Tracenpoche, toutes les propriétés et toutes les actions doivent être demandées explicitement pour être effectives, les élèves passent peu à peu d’une géométrie perceptive, intuitive à une géométrie réfléchie. Le lien avec les activités traditionnelles doit donc être fort pour permettre d’affermir une utilisation réfléchie des outils tels que l’équerre ou le compas.

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Tracenpoche, qui est un logiciel gratuit développé par l’équipe Sésamaths, existe en version téléchargeable mais aussi en version en ligne dans laquelle on peut travailler avec deux onglets du navigateur (l’un pour le modèle, l’autre vierge, pour travailler).

Il existe d’autres logiciels de géométrie dynamique comme Déclic ou Geogebra.

 

Créer une carte mentale avec ma classe – Pour quoi faire ?

La carte mentale (on l’appelle aussi heuristique ou mind map) est un schéma arborescent qui donne une vue synthétique d’un sujet complexe tout en permettant d’en développer les détails.

Cet outil visuel, structurée avec des mots-clés et des arborescences, permet de clarifier, d’organiser des informations et de définir des relations entre elles.

Quels sont les avantages d’une carte mentale ?

Elle favorise une compréhension quasi instantanée d’une situation complexe, en mettant en valeur les points importants, en listant et en hiérarchisant les différentes composantes d’un sujet donné. Elle permet une meilleure mémorisation en donnant une vision globale et non linéaire de ce sujet (historique, concept,…)

CM fiche de lectureCarte mentale d’une fiche de lecture

Pourquoi et comment concevoir une carte mentale en classe ?

Au départ, il est préférable de construire beaucoup de cartes mentales collectivement (On peut d’ailleurs commencer cet exercice avec une affiche et des feutres de couleur). Tout le monde peut participer, expliciter et justifier ses choix.

A l'école d'Emagny, la carte mentale est construite collectivement et reste affichée dans la classe. Elle constitue la seule formalisation dans le cahier de leçons.
A l’école d’Emagny (25), la carte mentale est construite collectivement et reste affichée dans la classe. Elle constitue la seule formalisation dans le cahier de leçons.

On utilisera des couleurs et des numéros pour guider la lecture parmi les liens.

Ce travail pourra ensuite se faire par groupe ou individuellement à condition que les élèves soient habitués à l’exercice et que celui-ci ne soit pas trop ambitieux.

Elle peut servir pour préparer un travail thématique, parler d’un ouvrage (personnages, lieux, différentes phases,….), aborder une notion complexe (en grammaire « qu’est-ce qu’un COD ?, en sciences : les planètes ? »), réactiver des connaissances mais aussi construire un résumé.

Elle peut même être utilisée en maternelle (3 petits cochons : personnages, lieux, les moments drôles, les moments tristes, recette de cuisine,….)


Recette de cuisine – Cliquez sur le carré avec une flèche au bas de la carte mentale pour l’agrandir.

La carte mentale pourra  cohabiter avec la leçon sur le cahier (Deux approches différentes : linéaire et globale)

D’autres exemples de cartes mentales conçues collectivement à l’école d’Emagny (25), d’abord sur affiche puis collées dans le cahier de leçons sont à consulter ci-après :

Quel logiciel de carte mentale choisir ?

Des logiciels de création de cartes mentales sont téléchargeables gratuitement en ligne comme XMIND, FREEMIND, FREEPLANE, ….

Des solutions collaboratives existent aussi. On peut ainsi travailler à plusieurs en ligne pour co-construire une carte mentale. Ces solutions nécessitent généralement une inscription : Mindomo, Framindmap, Popplet, Mindmeister ou Coggle.

Sur tablette, on trouve aussi des solutions de Mindmapping : Mindjet, Mindly, Mindmeister ou Mindomo.


Géographie – Cliquez sur les symboles au bas de la carte mentale pour y naviguer.